Retour sur la réunion de synthèse

« Construire ensemble Grand Paris Seine & Oise » :
l’avenir du territoire mobilise les habitants

Plus de 300 personnes ont assisté à la réunion publique organisée par la communauté urbaine autour de l’élaboration du PLUi, le 16 mars à Aubergenville. Cette rencontre a donc confirmé une nouvelle fois l’intérêt suscité auprès des habitants. Elle a surtout permis de dévoiler les grands axes du Projet d’Aménagement et de Développement Durables du territoire (PADD).

DSC_3462

Lire la suite

Publié dans Non classé

Découvrez le projet de PADD

Socle du Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) a été présenté pour débat lors de la séance du conseil communautaire le 23 mars 2017. Ce projet de PADD peut évoluer jusqu’à l’arrêt du PLUi pour prendre en compte les résultats de la concertation avec les habitants et de collaboration avec les communes.

Votre avis compte !

PADD_PLUi_Débat

Publié dans Non classé

C’EST LA RESTITUTION !

Le 16 mars prochain, venez découvrir le rendu de la première phase de concertation

Vous avez été plus de 1300 à participer à l’une des six rencontres qui se sont tenues entre octobre et novembre pour réfléchir ensemble à l’avenir du nouveau territoire Grand Paris Seine & Oise. Grâce à vous, la communauté urbaine a pu s’appuyer sur les idées de ses habitants pour élaborer son Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), clef de voûte du futur PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommual). Trois mois après la fin des rencontres, le PADD se dessine !

Votre engagement a été décisif dans la réalisation de ce projet. Aussi, nous vous invitons à la restitution du travail effectué ensemble  :

Le jeudi 16 mars à 20h
À la Maison des Associations
25 route de Quarante Sous – 78410 Aubergenville

Cette rencontre permettra aux élus de vous présenter le résultat concret de cette première phase de concertation ainsi que les orientations qu’ils souhaitent prendre pour l’avenir. Elle se clôturera par un petit moment convivial.
Cette restitution est libre et ouverte à toutes les personnes ayant participé aux rencontres, mais également à tous les habitants intéressés par l’avenir du territoire Grand Paris Seine & Oise ! Nous vous attendons nombreux !

 

Publié dans Non classé

UN GRAND MERCI AUX PLUS DE 1 300 PARTICIPANTS !

Plus de 1300 participants aux 6 rencontres qui se sont déroulées à Follainville-Dennemont, Mantes-la-Jolie, Conflans-Sainte-Honorine, Aubergenville, Les Mureaux et Poissy, 794 personnes supplémentaires qui ont suivi les rencontres en direct sur facebook via l’application Périscope, 263 amis facebook et 6000 visiteurs sur le site, merci à tous pour votre participation ! En attendant la suite, retrouvez sur ce site tous les articles, photos et vidéos de l’intégralité de ces trois mois de consultation !

Publié dans Non classé

LA DERNIÈRE RENCONTRE DE POISSY BAT DES RECORDS DE PARTICIPATION

Mercredi 23 novembre, vous étiez encore plus 250 habitants la 6ème réunion publique de la démarche « Construire ensemble GPS&O », à Poissy. Sur l’ensemble de six rencontres, vous avez été plus de 1300 à prendre part à la démarche et nous vous remercions vivement de votre engagement et vos contributions !

vue_ensemble3

RASSEMBLER POUR AVANCER

Alors que les chaises manquaient pour cette dernière réunion, les habitants ont pu de nouveau s’exprimer librement sur l’avenir du territoire et donner franchement leur avis aux élus qui étaient eux aussi présents en nombre.

Certains habitants ont interpelé les élus sur l’opportunité que pourrait représenter la communauté urbaine pour l’avenir du territoire. Pour Yves, habitant de Tessancourt-sur-Aubette, le constat est sans appel : « c’est très bien de consulter les citoyens, mais s’ils l’avaient été avant, il est probable que GPS&O n’aurait pas été créé ». Ajoutant simplement : « c’est une nouvelle structure qui vient épaissir le millefeuille administratif de la France ». Mais une habitante de Poissy, Sarah, réagit immédiatement en affirmant : « quand j’étais au collège ou au lycée, on avait ce clivage où il y avait ‘’toi, tu es des Mureaux’’, ‘’toi tu es de Mantes’’, ‘’toi tu es de Verneuil’’, les rivalités qu’on connaissait entre banlieues. Je trouve que c’est bien pour nos enfants plus tard qu’il y ait cette ouverture ».

Pour une autre habitante de Poissy, la communauté urbaine peut servir de levier pour développer la culture : « ce serait bien qu’on fasse des échanges entre infrastructures de chaque ville et des expositions. Par exemple, des gens d’Achères qui viennent exposer à Poissy et ceux de Poissy à Achères ». Gino, jeune habitant de Poissy, voit grand : « les 73 communes c’est la France, c’est la France entière ! A partir du moment où c’est dans l’esprit de rassembler, on ne peut que soutenir ce projet pour que les choses avancent. Les gens qui habitent aux Mureaux, quand ils voient un projet comme celui-ci, ils se disent : on a de l’espoir ! ». Constat similaire pour Pierre Emile qui résume : « on a un territoire qui n’a pas forcément eu l’agrément de tout le monde mais en tout cas il a au moins une logique, c’est celui d’être le débouché de Paris vers la Normandie, d’être la confluence de l’Oise et de la Seine ».

Les acteurs économiques, comme à chaque rencontre, ont répondu présents pour évoquer leur manière d’envisager le territoire et son avenir. Juliette, une chef d’entreprise venue de Mantes-la-Jolie, trouve une cohérence dans la réunion des 73 communes : « autour de la vallée de Seine, c’est avant tout un bassin économique. En tant que chefs d’entreprises, avoir des salariés qui viennent de Poissy pour venir travailler à Rosny, c’est quelque chose de naturel. Quand on recrute, c’est sur la totalité de ce territoire ». Jean Baptiste, directeur d’une entreprise qui rayonne sur l’ensemble du territoire, affirme quant à lui l’importance de maintenir et de développer l’emploi local : ce n’est pas mal d’être dans un siège social à La Défense mais on n’est pas acteur du territoire comme on l’est en travaillant près de chez soi. Ce n’est pas le fait du hasard d’avoir des emplois à côté de chez soi. Je pense que c’est important à réfléchir au développement du territoire ». Mais c’est aussi l’indépendance du territoire vis-à-vis de Paris qui est en jeu ici : « avec le prolongement du RER, on pourra aller plus rapidement vers Paris et La Défense, mais je pense qu’il y a d’autres ambitions que d’être l’hinterland (NDLR : arrière-pays) de La Défense ».

Les jeunes se sont une fois de plus déplacés nombreux. Samba, habitant des Mureaux et animateur de la radio du lycée Adrienne-Bolland à Poissy, a du mal à se projeter dans sa commune bien qu’il y soit très attaché : « ces communes ne nous font pas rêver, nous les jeunes. Moi, je rêve de faire de la radio plus tard. Aux Mureaux, certes on a une radio, mais qui ne peut pas nous permettre de vivre de cela ». Un jeune lycéen du lycée Le Corbusier attire l’attention sur l’importance de conserver un équilibre entre développement et préservation du cadre de vie : « il ne faut pas non plus tout bétonner, c’est bien qu’on garde dans les Yvelines un peu de nature et c’est ça qui est bien dans ce département, mais il faut aussi développer les transports et dynamiser la région ». Une habitante leur fait écho : « j’aimerais qu’on n’augmente pas trop les villes, qu’on ne densifie pas, qu’on essaie de répartir, qu’on ne se retrouve pas avec des villes énormes comme Les Mureaux, qui ne sont pas forcément agréables, je pense, à vivre. Jean Pierre, habitant de Vernouillet, abonde dans ce sens : « tout le monde veut quand même une urbanisation douce, pas de nouvelles infrastructures routières, des transports qui marchent, un développement économique local. Je pense que là-dessus nous sommes tous d’accord ».

Autre sujet qui semble faire l’unanimité : la nécessité de poursuivre le dialogue entre les habitants et les élus, au-delà de cette dernière des six rencontres de « Construire ensemble GPS&O ». Pour Marc-Noël, habitant d’Andresy, cette concertation « permet à beaucoup de monde de s’exprimer sans cadre, sans contrainte comme ils le sentent. Mais qu’est-ce qui est prévu par la suite ? » Aussitôt la question posée, il ajoute : sans une participation active des habitants dans la co-construction du projet, cette enquête d’opinion apparaitra plutôt comme une opération de communication ». Kamel, habitant de Poissy partage son expérience : « dans notre quartier, on s’est rendu compte que notre avis était hyper important et qu’on avait un rôle esssentiel à jouer sur les futures orientations de la ville. On a eu la chance d’être écouté et d’avoir de la proximité avec notre maire et nos élus. Ce qui pourrait nous faire peur, c’est se dire qu’au sein d’une communauté urbaine, comment on pourrait faire entendre notre voix et faire avancer les choses ? »

Philippe Tautou a profité de cette dernière rencontre pour assurer sur ce point : « l’engagement que je prends ce soir, c’est de vous dire : on refera des réunions comme celles-ci où on va vous demander votre avis sur un certain nombre de sujets bien précis. Je pourrai par exemple vous dire : aujourd’hui, on va parler habitat, donc au niveau de l’habitat, qu’est-ce que vous pensez ? L’objectif, c’est d’être concret ».

ptautou2

Publié dans Non classé

AUX MUREAUX LES HABITANTS MOBILISÉS !

Mardi 15 novembre dernier avait lieu aux Mureaux la cinquième rencontre de «Construire ensemble GPS&O». Plus de 250 habitants des villes et villages alentours sont venus échanger sur leur vision du territoire et de son avenir.

img_1887-2

« N’hésitez pas à prendre la parole et n’hésitez pas à nous dire ce que vous avez à nous dire sur votre territoire », a lancé en préambule Philippe Tautou, président de la communauté urbaine. Les habitants ne se le font pas dire deux fois et s’emparent du micro pour s’exprimer librement.

LES TRANSPORTS : UN LIEN INDISPENSABLE

« Il y a un problème qui nous touche tous, c’est la question des déplacements ! », lance un habitant de Nézel. Madame Chouquet, Meulanaise de longue date, témoigne à l’inverse : «dans mon village, il ne faut rien changer ! On n’a pas de transports mais on se débrouille comme on peut». Mais force est de constater qu’elle fait plutôt figure d’exception. Violaine, habitante d’Aubergenville travaillant régulièrement sur Paris, explique : « j’ai voulu aller travailler sur Paris hier et je n’ai pas pu y aller à cause des problèmes de transports ». Et d’ajouter que « la communauté urbaine devrait être avant tout une communauté pour l’accessibilité de tous aux transports en commun ». Même son de cloche pour Anne-Marie, habitante des Mureaux et adepte de tous les modes de transports : «je passe du vélo à la voiture, du train, au bus sans arrêt, mais ça n’est pas toujours facile». Premier chantier à mettre en œuvre pour faciliter la mobilité des habitants : « un plan de déplacement cohérent articulé sur les trois axes : le travail, les loisirs, les études. Pourquoi est-ce qu’on fait une nouvelle passerelle à Limay alors qu’aux Mureaux on ne le fait pas ? », interroge-t-elle enfin.

 Car derrière les problèmes des transports, c’est surtout plus de liens entre les communes que les habitants recherchent. « Ce que je reproche ici, c’est le manque de communication entre les communes. On n’arrive pas à traverser la Seine, on dirait qu’il y a une barrière », ajoute un Drocourtois.

UN TERRITOIRE DE RÉUSSITE POUR TOUS

Hugues Emont, le directeur du site Airbus des Mureaux, observe en début de rencontre : «pour que le territoire fonctionne, il faut qu’il y ait de l’emploi».

Si le constat semble partagé dans la salle, certains s’interrogent. Sophia habitante des Mureaux avance : « c’est bien que des entreprises viennent s’installer ici, mais moi j’ai l’impression que la population aux alentours n’en profite vraiment pas et je trouve ça déplorable ». Mickael, qui réside également aux Mureaux, abonde dans ce sens : « quand on est trop jeune, on n’a pas assez d’expérience, quand on est trop vieux, ils ne nous prennent pas. Moi, j’ai des copains qui sont noirs ou arabes et on ne les embauche pas à cause de ça. Alors si vous voulez qu’il y ait de l’emploi, dites aux patrons d’accepter tout le monde ! »

Quant à ceux qui pensent que c’est une question de motivation et d’envie, un jeune participant répond : « il y a quelque chose qui me fait tressaillir : qu’on dise que les jeunes sont démotivés. Moi je suis apprenti, j’ai cherché partout une entreprise sur le territoire et je n’ai pas trouvé. Alors on a un grand projet : le GPS&O. C’est très bien mais est-ce qu’il va profiter à ceux qui vivent ici ou à des gens venus de l’extérieur. À quoi ça sert d’améliorer le territoire si nous-mêmes on ne peut pas en profiter ? », conclut-il avant d’être vivement applaudi par la salle. Pour Anissa, jeune étudiante à Paris, la question se pose aussi en termes d’éducation : « il y a un problème concernant l’éducation dans ce pays. Quand j’entends qu’il y a un programme pour les jeunes des quartiers à la Sorbonne, je me dis que ça ne va pas. On n’a pas les mêmes cours dès le collège, comment vous voulez qu’on s’en sorte à la Sorbonne ensuite ? »

Prenant l’exemple des grandes universités américaines, un autre jeune participant suggère de s’appuyer sur le potentiel existant pour faire émerger de véritables « pôles d’activités, capables de créer des incubateurs, des sociétés, de ramener des gens du monde entier et finalement de créer de la valeur ajoutée pour tout le territoire. Aujourd’hui, nous avons des grandes écoles à proximité, des axes de transports très forts et un paysage magnifique. Le bassin a du potentiel. Créons par exemple des groupes de travail pour exploiter ce potentiel », ajoute-t-il pour clôturer son intervention.

 En fin de rencontre, plusieurs participants ont questionné la place des habitants dans la construction du futur projet. « Je pense que c’est une parodie de concertation, tout est beau, tout est vert », lance en préambule, Michel, de Verneuil-sur-Seine. « En fait, poursuit-il, on n’a pas très bien compris quels étaient les impératifs des communes, quels étaient les projets de GPS&O, comment GPS&O peut se positionner par rapport à des grands projets ». Sans doute n’est-ce pas si simple, comme semble le suggérer un nouvel arrivant venu de Bretagne : « je pense que notre communauté urbaine va rencontrer les mêmes difficultés que l’Europe, c’est- à-dire de s’entendre entre les grandes et les petites communes, dans ce territoire si diversifié ». Elie, des Mureaux, fondateur d’une entreprise locale de fabrication de yaourts, interpelle la salle : « tout le monde a peur, il faut combattre ça, il y a de l’espoir dans ce nouveau projet. Maintenant que le projet est là, il faut en parler et avancer ensemble pour voir comment on peut donner satisfaction à tout le monde ».

Répondant à ceux qui voient la démarche comme une parodie, le président a affirmé : « la première chose, c’est que chacun peut s’exprimer dans ces réunions, il n’y a pas de sujets tabous, y compris dans le film. Tous les témoignages évoquent des domaines très différents et cela prouve que en réalité vous attendez beaucoup de GPS&O ! » avant de conclure « le territoire mérite qu’on continue de l’aimer comme vous l’aimez, l’attachement à votre ville ou à ce territoire est fort.. et je suis comme vous. Je n’ai pas du tout l’intention de faire en sorte que ce territoire soit terni par des projets qui n’ont ni queue ni tête. C’est une volonté que nous avons, avec l’ensemble des élus, de faire en sorte de vous proposer dans les mois qui vont venir un projet qui permettra à chacun d’entre vous de dire : on va mieux vivre ensemble ».

Publié dans Non classé

AUBERGENVILLE : LE DÉBAT SE POURSUIT !

Le mercredi 9 novembre dernier, la quatrième rencontre de « Construire ensemble GPS&O » a eu lieu à Aubergenville. Plus de 250 personnes s’était donné rendez-vous à la Maison des associations de la ville.

« Tout le monde devrait avoir son opinion sur ces choses-là », lance un jeune collégien pour ouvrir la rencontre. À en croire la suite de la soirée, sa parole a été entendue par les habitants qui ont pris la parole en toute franchise, dans une ambiance animée ! Retour sur les moments forts.

ÊTRE ENSEMBLE SUR LE TERRITOIRE

Tout au long de la rencontre, les habitants ont souhaité affirmer qu’il était possible de vivre ensemble : « quelque chose à construire ensemble, c’est déjà essayer d’être tolérant. C’est très important. Et puis penser que les uns ou les autres peuvent apporter à chacun », souligne un collégien d’Aubergenville. Pour un autre habitant, les aspirations sont totalement différentes entre les jeunes et les plus âgés, et il va bien falloir trouver quelque chose pour les deux ! Il y a « une sorte de conflit dans ce que nos anciens attendaient et ce que nos jeunes espèrent aujourd’hui. Quand on regarde et quand on écoute les gens qui sont intervenus, on s’aperçoit qu’une génération qui pourrait être la mienne recherchait au départ la nature, la tranquillité, etc., et que nos jeunes aujourd’hui recherchent eux la communication, l’échange, les moyens de transport, l’éducation. C’est tout à fait normal », indique-t-il. Il va falloir trouver quelque chose pour les deux. Pour une autre habitante, la richesse culturelle du territoire pourrait jouer un rôle unificateur : « je vis des grands moments sur ce territoire, des grands moments de culture ». A condition que l’on puisse avoir accès à l’information : « j’ai besoin d’un outil de communication qui me dise ce qu’est ce patrimoine dont on parle. Comment je peux savoir ce qu’il se passe à Fontenay-Saint-Père, à Mantes ? »

15036266_679379528896269_5247681452725829871_n 15036656_679374008896821_6204203129220150662_n

Pour autant, les habitants échangent pour savoir si tout doit se faire à l’échelle de GPS&O. Le curé de la paroisse rappelle l’importance de la commune : « on ne s’identifie pas encore vraiment, à mon sens, à une communauté d’agglomération, ça viendra peut-être. Je comprends bien que c’est l’objectif mais je pense qu’il faut qu’il y ait encore des choses qui soient vécues, décidées à l’échelle d’une commune parce que c’est à ça qu’on s’identifie ». Un habitant de Nézel traduit cette même idée : « ce qui me fait un peu peur dans ce GPS&O, c’est de ne pas être entendu et que nos besoins et envies locaux ne soient pas pris en compte ». Un autre questionne : « quel va être le pouvoir de mon maire au sein de GPS&O ? ». Un habitant de Fontenay-Saint-Père complète : « les habitants ne le savent pas toujours : demain, le PLU de chez eux, de leur ville, de leur village ne sera plus décidé par le maire, il sera décidé ailleurs, par des gens qui ont été élus et qui auront un rapport avec les habitants qui sera plus éloigné ». La sénatrice-maire d’Aubergenville, à l’écoute depuis le début de la rencontre, réagit : « ce n’est pas Grand Paris Seine & Oise qui a décidé que la maîtrise des sols n’appartiendrait plus aux communes, c’est la loi. Mais ce plan local d’urbanisme intercommunal doit être approuvé par chacune des communes ».

Un lycéen qui pense à l’avenir du territoire considère lui que « cette idée de GPS&O permettrait d’avoir la création d’un ensemble vraiment soudé, qu’on puisse faire des actions à grande échelle, qu’on ne se retrouve plus bloqué dans notre ville et notre milieu direct, qui est le lycée, les petits commerces et nos habitations ».

LIER FORMATION ET EMPLOI : UNE PRIORITÉ

Parmi les autres sujets abordés, celui du projet d’extension de la carrière de Brueil-en-Vexin a fait l’objet de plusieurs interventions. « On parle de l’usine Calcia qui est une cimenterie de l’autre côté de la Seine. Il est grand temps que les politiques se mettent autour de la table, écoutent la population sur des sujets aussi importants, parce que quand je parle de la pollution de l’air, je n’ai même pas parlé de la pollution de l’eau », indique un responsable associatif à ce propos. Autre sujet abordé pour la première fois, celui de la santé. « Est-ce que GPS&O sera compétent au niveau de la santé sur toutes ces communes ? » interroge un habitant d’Issou.

Mais le sujet fort de la rencontre était la question des liens entre attractivité économique, emploi et formation. Dans la salle, employeurs et employés, jeunes et moins jeunes se sont répondus, sans oublier les formateurs également présents. Dès le départ, le directeur de l’usine Renault de Flins pose le problème en ces termes : « c’est choquant ce que je dis dans l’enquête, il y a sûrement des demandeurs d’emploi dans la salle et moi je dis que je n’arrive pas à recruter. Ce projet sera réussi si on arrive à faire en sorte que je ne sois plus capable de dire cela ».

14980812_679392698894952_2056767708561122924_n 14937200_679385505562338_4120165049179657417_n

Une enseignante du lycée professionnel des Mureaux observe : « il y a certains élèves qui vont facilement trouver des stages, du travail ou poursuivre leurs études et d’autres, la majorité, qui vont avoir des difficultés. Parce qu’ils n’ont pas la bonne couleur, parce qu’ils n’ont pas le bon nom, parce qu’ils n’ont pas la bonne religion ou parce qu’ils n’ont pas la bonne éducation ». Un chef d’entreprise considère qu’au-delà des « discriminations », c’est « la formation donnée dans les écoles qui ne correspond plus aux besoins des marchés », ajoutant simple- ment : « je reçois des noms qui ne sont absolument pas gaulois d’origine, je ne peux pas les prendre. Non pas parce qu’ils sont noirs, blancs, jaunes ou verts : ils ne correspondent pas aux besoins de l’entreprise ». Du côté des solutions, c’est encore un lycéen qui interroge : « on ne peut pas trouver tous types de formations dans cette région, c’est normal. On ne peut pas tout réunir dans un même bloc. Je pense qu’il faut faire un choix : soit on fait un peu de tous types de formations ou alors on se concentre sur une seule ». Pour sortir de ce choix, un habitant prône quant à lui le dialogue en s’adressant « à toutes les entreprises et tous les entrepreneurs » : « vous-mêmes, vous vous collez aux lycées professionnels et vous leur demandez ce que vous souhaitez. Pas à la dernière minute mais au moins cinq ans à l’avance ».

Et c’est un jeune entrepreneur du territoire qui fait le lien en expliquant qu’au lieu « d’être cadre dans les tours de La Défense » comme il le souhaitait, il a réussi à créer son entreprise sur le territoire, en étant aidé ! « Aujourd’hui, j’ai envie de développer mon activité ici et on n’a pas envie de partir d’ici parce que finalement c’est là qu’on a créé notre activité, c’est là que les gens du territoire nous ont soutenus, c’est là que les gens du territoire consomment nos produits. On souhaite intégrer une partie pédagogique et on veut travailler avec les écoles et les lycées des alentours pour essayer de leur transmettre ce savoir parce que si à l’époque on nous avait montré ce qu’étaient les métiers un peu plus manuels de la transformation agroalimentaire ou autre, peut-être qu’on aurait eu envie de partir là-dedans », témoigne le directeur de I-grec.

Et le président de la communauté urbaine de conclure : « Notre rôle est d’assembler et de coordonner, c’est-à-dire que l’on doit avoir absolument tous les intervenants sur un territoire pour essayer de leur de- mander à un moment donné de participer à élaborer les meilleures réponses aux problèmes qui nous sont posés. L’objectif qui était le nôtre et qui est toujours le nôtre, c’est d’essayer de trouver quel est le dénominateur commun, qu’est-ce qui pourra vous être présenté demain et qui recevra l’acceptation de tous ».

Publié dans Non classé