LA DERNIÈRE RENCONTRE DE POISSY BAT DES RECORDS DE PARTICIPATION

Mercredi 23 novembre, vous étiez encore plus 250 habitants la 6ème réunion publique de la démarche « Construire ensemble GPS&O », à Poissy. Sur l’ensemble de six rencontres, vous avez été plus de 1300 à prendre part à la démarche et nous vous remercions vivement de votre engagement et vos contributions !

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RASSEMBLER POUR AVANCER

Alors que les chaises manquaient pour cette dernière réunion, les habitants ont pu de nouveau s’exprimer librement sur l’avenir du territoire et donner franchement leur avis aux élus qui étaient eux aussi présents en nombre.

Certains habitants ont interpelé les élus sur l’opportunité que pourrait représenter la communauté urbaine pour l’avenir du territoire. Pour Yves, habitant de Tessancourt-sur-Aubette, le constat est sans appel : « c’est très bien de consulter les citoyens, mais s’ils l’avaient été avant, il est probable que GPS&O n’aurait pas été créé ». Ajoutant simplement : « c’est une nouvelle structure qui vient épaissir le millefeuille administratif de la France ». Mais une habitante de Poissy, Sarah, réagit immédiatement en affirmant : « quand j’étais au collège ou au lycée, on avait ce clivage où il y avait ‘’toi, tu es des Mureaux’’, ‘’toi tu es de Mantes’’, ‘’toi tu es de Verneuil’’, les rivalités qu’on connaissait entre banlieues. Je trouve que c’est bien pour nos enfants plus tard qu’il y ait cette ouverture ».

Pour une autre habitante de Poissy, la communauté urbaine peut servir de levier pour développer la culture : « ce serait bien qu’on fasse des échanges entre infrastructures de chaque ville et des expositions. Par exemple, des gens d’Achères qui viennent exposer à Poissy et ceux de Poissy à Achères ». Gino, jeune habitant de Poissy, voit grand : « les 73 communes c’est la France, c’est la France entière ! A partir du moment où c’est dans l’esprit de rassembler, on ne peut que soutenir ce projet pour que les choses avancent. Les gens qui habitent aux Mureaux, quand ils voient un projet comme celui-ci, ils se disent : on a de l’espoir ! ». Constat similaire pour Pierre Emile qui résume : « on a un territoire qui n’a pas forcément eu l’agrément de tout le monde mais en tout cas il a au moins une logique, c’est celui d’être le débouché de Paris vers la Normandie, d’être la confluence de l’Oise et de la Seine ».

Les acteurs économiques, comme à chaque rencontre, ont répondu présents pour évoquer leur manière d’envisager le territoire et son avenir. Juliette, une chef d’entreprise venue de Mantes-la-Jolie, trouve une cohérence dans la réunion des 73 communes : « autour de la vallée de Seine, c’est avant tout un bassin économique. En tant que chefs d’entreprises, avoir des salariés qui viennent de Poissy pour venir travailler à Rosny, c’est quelque chose de naturel. Quand on recrute, c’est sur la totalité de ce territoire ». Jean Baptiste, directeur d’une entreprise qui rayonne sur l’ensemble du territoire, affirme quant à lui l’importance de maintenir et de développer l’emploi local : ce n’est pas mal d’être dans un siège social à La Défense mais on n’est pas acteur du territoire comme on l’est en travaillant près de chez soi. Ce n’est pas le fait du hasard d’avoir des emplois à côté de chez soi. Je pense que c’est important à réfléchir au développement du territoire ». Mais c’est aussi l’indépendance du territoire vis-à-vis de Paris qui est en jeu ici : « avec le prolongement du RER, on pourra aller plus rapidement vers Paris et La Défense, mais je pense qu’il y a d’autres ambitions que d’être l’hinterland (NDLR : arrière-pays) de La Défense ».

Les jeunes se sont une fois de plus déplacés nombreux. Samba, habitant des Mureaux et animateur de la radio du lycée Adrienne-Bolland à Poissy, a du mal à se projeter dans sa commune bien qu’il y soit très attaché : « ces communes ne nous font pas rêver, nous les jeunes. Moi, je rêve de faire de la radio plus tard. Aux Mureaux, certes on a une radio, mais qui ne peut pas nous permettre de vivre de cela ». Un jeune lycéen du lycée Le Corbusier attire l’attention sur l’importance de conserver un équilibre entre développement et préservation du cadre de vie : « il ne faut pas non plus tout bétonner, c’est bien qu’on garde dans les Yvelines un peu de nature et c’est ça qui est bien dans ce département, mais il faut aussi développer les transports et dynamiser la région ». Une habitante leur fait écho : « j’aimerais qu’on n’augmente pas trop les villes, qu’on ne densifie pas, qu’on essaie de répartir, qu’on ne se retrouve pas avec des villes énormes comme Les Mureaux, qui ne sont pas forcément agréables, je pense, à vivre. Jean Pierre, habitant de Vernouillet, abonde dans ce sens : « tout le monde veut quand même une urbanisation douce, pas de nouvelles infrastructures routières, des transports qui marchent, un développement économique local. Je pense que là-dessus nous sommes tous d’accord ».

Autre sujet qui semble faire l’unanimité : la nécessité de poursuivre le dialogue entre les habitants et les élus, au-delà de cette dernière des six rencontres de « Construire ensemble GPS&O ». Pour Marc-Noël, habitant d’Andresy, cette concertation « permet à beaucoup de monde de s’exprimer sans cadre, sans contrainte comme ils le sentent. Mais qu’est-ce qui est prévu par la suite ? » Aussitôt la question posée, il ajoute : sans une participation active des habitants dans la co-construction du projet, cette enquête d’opinion apparaitra plutôt comme une opération de communication ». Kamel, habitant de Poissy partage son expérience : « dans notre quartier, on s’est rendu compte que notre avis était hyper important et qu’on avait un rôle esssentiel à jouer sur les futures orientations de la ville. On a eu la chance d’être écouté et d’avoir de la proximité avec notre maire et nos élus. Ce qui pourrait nous faire peur, c’est se dire qu’au sein d’une communauté urbaine, comment on pourrait faire entendre notre voix et faire avancer les choses ? »

Philippe Tautou a profité de cette dernière rencontre pour assurer sur ce point : « l’engagement que je prends ce soir, c’est de vous dire : on refera des réunions comme celles-ci où on va vous demander votre avis sur un certain nombre de sujets bien précis. Je pourrai par exemple vous dire : aujourd’hui, on va parler habitat, donc au niveau de l’habitat, qu’est-ce que vous pensez ? L’objectif, c’est d’être concret ».

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